Partenaire fondateur

Artupox ménage l’environnement et ses salariés

En fondant Artupox il y a onze ans, Chrystèle Gimaret a choisi de mettre en œuvre des pratiques plus respectueuses des hommes et de l’environnement dans le secteur du nettoyage.

Dans le secteur du nettoyage, y compris dans celui, plus pointu, du nettoyage bio, les entreprises sont légion. Cela n’a pas dissuadé Chrystèle Gimaret, ancienne enseignante, de fonder Artupox, sa propre agence de propreté à base de produits bio.
La spécificité de la démarche d’Artupox, c’est d’utiliser les produits bio scandinaves, garantis par le label suédois Svanen, quand ses concurrents se tournent vers les produits certifiés Écolabel. « L’Écolabel, c’est un bon label européen, mais en termes de respect de l’environnement, Svanen est quatre à cinq fois plus exigeant, notamment en matière d’émissions de CO2 et de cycle de vie des produits. Il est vraiment optimum, explique-t-elle. De plus, nos machines consomment moins en énergie et en eau. Nous avons par exemple une autolaveuse à eau pulsée, sans solvant, pour un résultat identique. »

Des « hôtes de propreté » qui travaillent en plein jour

L’autre particularité d’Artupox, c’est sa politique de ressources humaines. « Je ne supporte pas ces entreprises de ménage où les salariés qui travaillent la nuit, les ‘fantômes du ménage’, n’existent pas. Les clients ne savent pas qui a nettoyé leur bureau, ne connaissent même pas les prénoms. J’ai donc imposé à mes clients d’intervenir pendant leur présence au bureau. »

Les avantages sont multiples. Le premier : une connivence se crée entre l’« hôte de propreté » et le salarié. Le deuxième, c’est que les « hôtes de propreté » ont l’impression de faire partie de l’entreprise et s’investissent davantage. « Ils doivent être présentables : leurs uniformes sont tendance et changent en fonction des saisons. Ils ont une couleur de T-shirt par jour, pour montrer qu’ils ne portent pas le même que la veille. Ce n’est plus la femme de ménage avec sa blouse et son fichu ! » Troisième avantage : les « hôtes de propreté » qui vont chez le client en journée n’ont besoin ni de clé ni de code d’accès. Ça limite les risques de vol et d’espionnage.

Le ménage en journée a une contrepartie : Artupox a dû investir dans des aspirateurs qui ne font pas de bruit et des machines très discrètes, et customiser tous ses accessoires et chariots de ménage : « Nous nous rapprochons des standards de l’hôtellerie de luxe ! »

Un apprentissage dans la douleur

Cet apprentissage des ressources humaines s’est fait « dans la douleur », précise Chrystèle Gimaret. « Au départ, j’employais des volontaires aptes à suivre la formation. Puis je me suis rendue compte que les Maliens et les Sénégalais pouvaient se coopter : avec eux, les équipes fonctionnent très bien, à condition que les identités culturelles soient respectées et qu’ils travaillent dans des équipes distinctes. »

Bien sûr, il a fallu du temps pour convaincre des clients de sa démarche. Mais grâce à la chute du prix des produits bio, Artupox a gagné d’autres entreprises dont la conscience environnementale est plus récente. Ses clients se répartissent entre l’événementiel, Viparis, Comexposium, le CNIT, des entreprises du CAC 40 et des PME. Pour la SNCF, la RATP et Air France, Artupox nettoie les disques de freinage et les trains d’atterrissage dans des fontaines de dégraissage sans solvants.

À l’avenir, Chrystèle Gimaret ne souhaite pas exporter son modèle (Artupox est déjà présent à Copenhague et à Stockholm), mais plutôt se développer par croissance externe, en rachetant une autre agence, par exemple.

Au fait, pourquoi Artupox ? « C’est l’art de tuer les microbes ! Ça renvoie à notre baseline, ‘Le nettoyage est un art’, et c’est un nom qui se prononce dans toutes les langues. »

ARTUPOX

Texte Pascal de Rauglaudre

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