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Avec « One heart, one tree », chacun devient acteur d’un avenir commun

A l’occasion de la COP21, l’artiste Naziha Mestaoui prépare un projet permettant aux citoyens d’agir concrètement sur le climat en plantant des millions d'arbres.



Architecte et artiste, Naziha Mestaoui passe chaque année un mois dans des tribus d’Amazonie, équipée de sa caméra et de son ordinateur, alimentés grâce à des capteurs solaires. Depuis 15 ans, cette jeune femme belge et tunisienne aime marier les opposés : le réel et le virtuel, l’immatériel et la matière, la technologie et la nature…


Connecter notre avenir immatériel aux tribus d’Amazonie

« L’avenir vers lequel on va, c’est celui qu’on imagine, affirme-t-elle. Notre imagination est la seule limite. » Observant que cet avenir, fait de technologies et de sciences, sera de plus en plus immatériel, elle s’emploie depuis quatre ans à le connecter aux sociétés les plus ancestrales, telles que les tribus d’Amazonie. « Chez eux, l’immatériel est quelque chose de totalement intuitif ». Son statut de professeur lui permet de naviguer entre les hommes, les femmes et les enfants de ces tribus. L’exposition organisée à Sao Paolo à partir des dessins de leurs chants sacrés a attiré 120 000 visiteurs.

« Ce sont nos contemporains, mais ils ne sont pas comme nous dans une relation de domination, voire de destruction, mais dans une relation de continuité avec la nature. » Les arbres par exemple, y sont « d’autres êtres vivants, avec lesquels on peut échanger des informations. »

Et les arbres, justement, jouent un rôle majeur dans le projet que prépare Naziha à l’occasion de la COP21. Avec « One heart, one tree », le sujet du climat s’ouvre à la société civile et aux citoyens. « Chacun va pouvoir se sentir à la fois responsable et acteur de notre avenir commun. » Une application pour smartphone va permettre d’enregistrer le battement de son cœur et de choisir un arbre. Dans un premier temps, celui-ci sera projeté sur un monument parisien (Tour Eiffel, Arc de Triomphe, Gare du Nord…) accompagné du nom de son parrain, et y grandira au rythme des battements de son cœur.

Des arbres projetés sur les monuments aux arbres plantés sur les cinq continents

Surtout, à chaque arbre virtuel correspondra un arbre bien réel, planté sur l’un des cinq continents dans le cadre d’un projet de forêts protégées ou d’agroforesterie et suivi pendant trois ans par Pur Projet. En quatre ans, Naziha a sélectionné 30 projets à fort impact environnemental et social, dans une large palette allant de petites coopératives à des parcs nationaux. À titre d’illustration, Naziha évoque les 600 hectares de terres réhabilitées que l’on peut admirer dans le film de Sebastian Salgado Le sel de la terre, et qui illustrent les bienfaits de ce type d’opérations lorsqu’elles ont bien été menées.

Dans un premier temps, un projet a été choisi sur chaque continent. L’objectif est ensuite de faire tourner « One heart, one tree » dans le monde entier. Des millions d’arbres pourraient être plantés à la suite de l’opération parisienne lors de la COP21. « One beat, one tree », un précédent projet né au dernier sommet de la terre à Rio (RIO+20) en 2012, version indoor et miniature de celui-ci, a déjà permis d’en planter 14 000.

Une campagne de crowdfunding est ouverte jusqu’au 30 juin sur la plateforme Kickstarter qui vient d’arriver en France. Naziha en espère 62 000 € pour financer le développement de l’application smartphone. La projection sur la Tour Eiffel en demande 700 000, qui pourraient être en partie apportés par des mécènes privés.
Labellisé COP21 par le ministère de l’Ecologie, « One heart, one tree » bénéficie du soutien de l’ONU, de la Ville de Paris ainsi que de prestigieux parrains tels que Nicolas Hulot, Yann-Arthus Bertrand, Tristan Lecomte (Pur Projet)…

ONE HEART ONE TREE

Campagne de crowdfunding

FILM

Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre



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