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Biodegr’AD, la pub qui ne dégrade pas l’environnement

Une start-up lyonnaise, Biodegr'AD, ré-invente l’affichage grâce à des techniques innovantes et biodégradables.

Les modes de communication traditionnels sont légèrement encombrés ? Qu’à cela ne tienne, la jeune équipe de Biodegr’AD a inventé une nouvelle façon d’interpeler le consommateur. Et écolo, avec ça ! Grâce à des jets d’eau haute pression, Biodegr’AD « grave » des messages promotionnels sur la voie publique. Une idée naturelle pour Guillaume, Tanguy et Emeric, qui s’étaient retrouvés dès 2003 autour de leur passion pour le street-marketing, avant de fonder Biodegr’AD en 2012.

Une véritable régie d’affichage publicitaire

Mais, à l’inverse de structures sont plus proches du guerilla marketing, Biodegr’AD se présente comme une véritable régie d’affichage publicitaire sur supports éphémères. « Grâce à la loi sur l’Open data qui oblige les collectivités à divulguer les informations de fréquentation, nous sommes en mesure de fournir à nos clients des éléments de comparaison avec d’autres formes de communication », précise Sébastien Ravier. Ainsi, une opération de 70 marquages dans le métro lyonnais touche 3 millions de personnes dans la semaine, pour un coût de 5 000 €. Soit moitié moins qu’une campagne traditionnelle. Et si la durée de vie du « clean tag » est d’une semaine, en noir et blanc et visible seulement à la lumière du jour, « l’originalité du processus et la proximité avec le passant le rendent au moins aussi efficace », affirme le responsable du développement Sébastien Ravier. Avec 10 000 emplacements stratégiques identifiés dans l’Hexagone, Biodegr’AD peut intervenir en simultané à Lille, Paris, Lyon, Montpellier, Nice et Marseille. Selon les cibles de ses clients (Samsung, SFR, Vinci, Sub de Com’, l’Olympique lyonnais…), elle positionne ses « tags » le long de réseaux de transport, devant les lieux étudiants, des sièges sociaux d’entreprises, des espaces de co-working…

Des relations étroites avec les municipalités

Outre le clean tag (bientôt utilisé à Paris pour annoncer le lancement d’une nouvelle appli sur smartphone ou pour guider le public vers une galerie d’art), Biodegr’AD utilise aussi des bombes de peinture à la craie (le clay tag) pour de l’information ou de la signalétique dans le cadre d’opérations d’événementiel.
Pour l’heure, Biodegr’AD bénéficie d’une faille juridique : son activité, apparentée à du nettoyage, ne nécessite qu’une déclaration d’occupation de l’espace public auprès des collectivités concernées. « Mais nous avons des relations étroites avec les équipes municipales, auxquelles, à terme, nous prévoyons de verser des redevances », précise Sébastien Ravier. Soutenue par Rhône Développement Initiative (l’antenne régionale de France Active) et hébergée par l’incubateur de l’université Jean Moulin Lyon 3, la start-up de 5 personnes, qui a vu son activité croître de 66% en 2014, table sur « une croissance à 3 chiffres » pour 2015.

BIODEGR’AD

Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre

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