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Castalie valorise l’eau du robinet

Avec la marque Castalie qu’il a fondée, Thibault Lamarque veut réduire l’impact de la consommation d’eau en bouteille sur l’environnement, en revalorisant l’eau du robinet.



Avec la marque Castalie qu’il a fondée, Thibault Lamarque veut réduire l’impact de la consommation d’eau en bouteille sur l’environnement, en revalorisant l’eau du robinet.

Commander une bouteille d’eau minérale dans un restaurant, c’est un geste tellement simple et banal. Sauf qu’il génère une pollution considérable, et surtout beaucoup d’émissions de gaz à effet de serre, car il implique de faire voyager des millions de litres d’eau embouteillée sur des centaines de kilomètres. À l’heure de la COP21, ce bilan devient difficile à défendre, surtout qu’en France, l’eau qui s’écoule du robinet reste parfaitement potable, même si elle n’est pas du goût de tous.

Thibault Lamarque, ancien directeur administratif et financier d’AlterEco, a eu une idée pour remédier à cette situation. Si le goût de l’eau du robinet ne plaît pas, il suffit de le supprimer. Avec Castalie, il propose des machines pour microfiltrer cette eau, en retirer les particules et le chlore, et en remplir des bouteilles en verre réutilisables. « Nous avons travaillé avec le Centre technique des industries mécaniques (CETIM) pour la fabrication, la durée et la fin de vie des machines, fabriquées en France, explique Thibault Lamarque. Qu’il s’agisse de la carte électronique ou de l’élimination des matériaux rares, nous n’avons rien laissé au hasard pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement, et optimiser la recyclabilité et la consommation d’énergie. Nous visons d’ailleurs la labellisation Lucie (ISO 26000), qui valide un engagement RSE. »

Les machines sont destinées aux hôtels et restaurants : en remplaçant les stocks de bouteille par une machine, ceux-ci peuvent gagner jusqu’à 4 m2, soit un espace équivalent à deux tables. Castalie est aussi parvenu à convaincre plusieurs entreprises d’installer ses équipements dans leurs bureaux, ce qui leur économise chaque année l’équivalent de centaines de milliers de bouteilles en plastique. « Les chefs se montrent aussi très intéressés par le côté durable, car ils ont envie de produire leur propre eau comme ils le font pour leur cuisine », poursuit Thibault Lamarque.

Les avantages sont incontestables : l’eau des réseaux publics est revalorisée, les bouteilles ne voyagent plus inutilement, et sont réutilisées. Les hôteliers et restaurateurs ont moins de logistique à gérer, il n’y a plus d’approvisionnement ni de stocks, puisqu’il suffit d’une machine avec des bouteilles. Le prix de revient, moins cher que celui de l’eau minérale, permet de répercuter la baisse sur les clients.

Autre argument convaincant : Castalie a fait designer machines et bouteilles par l’agence Elium Studio pour ses produits Pure, mini-Pure. « Le goût et le design créent une appétence pour le produit. La marque, la jolie bouteille, la belle machine, les matériaux bien choisis, tous ces éléments rassurent le consommateur. Et puis nous personnalisons les bouteilles de nos clients, et ça leur plaît énormément. »

Aujourd’hui, Thibault Lamarque veut étoffer l’équipe commerciale de Castalie, et envisage une levée de fonds de 2 millions d’euros d’ici la fin de l’année 2015. La Banque publique d’investissement (BPI) y croit car elle l’a accueilli dans son nouvel incubateur, boulevard Haussmann : « Nous avons montré que notre modèle était pertinent, et qu’il apportait de la valeur à nos clients. La BPI nous aidera à structurer notre financement. »

CASTALIE

Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre





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