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Cha Ling, quand le thé rapproche luxe et développement durable

Cha Ling, nouvelle marque de cosmétiques bio à base de thé Pu’Er, a une particularité : elle est la première expérience d’intrapreneuriat du groupe LVMH.

Cha Ling, c’est d’abord l’histoire d’une belle rencontre, en 2009, celle de Laurent Boillot, Pdg de Guerlain, et de Josef Margraf, biologiste allemand, et son épouse Minguo Li, engagés dans la sauvegarde de la forêt tropicale du Xishuangbanna, aux confins du Yunnan, de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande. Ce « poumon vert de la Chine » est en effet menacé par les cultures intensives d’hévéa, de banane et de thé en terrasses, chargées en pesticides.

Or, ce patrimoine naturel d’une richesse exceptionnelle est la terre d’origine du thé Pu’Er, une variété de thé qui pousse sur des théiers de forêt très anciens. Le thé Pu’Er a une particularité : il se bonifie avec le temps pour atteindre l’excellence après cinq à six décennies de maturation. Au cours de sa fermentation, il perd ses vertus anti-oxydantes mais développe des molécules anti-âge, une propriété connue de la médecine traditionnelle chinoise depuis plus de 5000 ans. La communauté Bulang procède à la récolte des feuilles de thé au début et à la fin de la saison des pluies, selon des rites ancestraux qu’elle est seule à connaître.

Découvrant ce « royaume de plantes » qui abrite des théiers parmi les plus anciens du monde, Laurent Boillot a imaginé Cha Ling, une nouvelle maison de soins cosmétiques qui mêlerait éthique, esthétique, luxe et développement durable. Il en a confié le développement à Elodie Sebag, devenue sa directrice générale, au sein du groupe LVMH.



La première expérience d’intrapreneuriat de LVMH

La nouveauté de Cha Ling réside dans sa démarche très stricte de développement durable, garantie par une certification bio et un cahier des charges rigoureux. « Le Pu’Er est cultivé sans pesticides ni engrais, détaille Elodie Sebag. La traçabilité des ingrédients est assurée depuis la récolte jusqu’à leur arrivée au laboratoire français, elle est certifiée par l’organisme français Ecocert. » Cha Ling veille aussi à préserver les parcelles de thé de plus de 500 ans d’âge, et un Tea Garden de 20 hectares a été créé suivant un modèle de reforestation imaginé par Josef Margraf. Enfin, l’entreprise a aussi passé des contrats d’approvisionnement durable qui protégent les revenus des familles.

Mais la démarche de Cha Ling a une autre originalité : c’est la première expérience d’intrapreneuriat du groupe LVMH. « Et nous avons aussi la chance de nous appuyer sur les ressources internes du groupe, en matière de recherche développement, mais aussi toutes les fonctions annexes, le réglementaire, la fiscalité, etc. , explique Elodie Sebag. Cela a permis à l’équipe de se concentrer sur le développement des produits et la mise sur le marché. »

Tout l’enjeu consistait à rester en cohérence avec l’esprit développement durable de l’origine. « Nous avons demandé à la R&D qu’elle supprime tous les ingrédients nocifs, parabènes, silicones, colorants artificiels. Les produits contiennent plus de 90 % d’ingrédients naturels. »

Sortie en 2016 après trois années de recherche et développement, la gamme Cha Ling se compose d’une poudre nettoyante, d’un masque de printemps, et de pastilles vapeur… Tous les produits sont infusés au thé Pu’Er, et proposés dans des packagings allégés. Ils sont disponibles au Bon Marché à Paris, et sur le site cha-ling.com.

Texte Pascal de Rauglaudre

 

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