Partenaire fondateur

Claude Dumont – Humus

Créé en 2011 par Claude Dumont, le fonds Humus se veut un accélérateur de projets et de solutions pour l'environnement. C’est un acteur important de la protection de la biodiversité.


HOMMAGE A CLAUDE DUMONT décédé le 24 décembre 2012.


Créé en 2011 par Claude Dumont, le Fonds Humus se
veut un accélérateur de projets et de solutions pour l’environnement.
La fondation Humus est un acteur important de la protection de la biodiversité.

Quelle est la vocation du fonds Humus ?

Nous sommes à titre personnel des acteurs et promoteurs depuis 30 ans du développement de l’agriculture biologique, de l’éco -construction et des éco-médecines. Le fonds Humus que j’ai créé avec ma famille a donc tout naturellement pour objet la protection de la biodiversité et le soutien aux associations et acteurs engagés dans la protection de l’environnement et des écosystèmes en France et à l’étranger.
Nous avons fait le choix d’intervenir en amont des problématiques environnementales, en amorce et au plus près des organisations environnementales et solidaires actrices du changement ; nous sélectionnons et apportons notre soutien à celles qui sont trop peu « entendues » et attendues ou peu visibles de par leur taille modeste mais effectuant un travail de terrain remarquable et impactant contre les formes d’intensivité destructrices de valeur.
Je suis en effet convaincu que si des sommes d’argent considérables encouragent la destruction des écosystèmes des sommes plus importantes encore peuvent être mises en commun pour préserver et installer un mode de gestion durable dans ces zones de fécondité devenant de plus en plus rares.

Quels sont les projets que vous avez envie de développer à l’avenir ?

Féru de pêche à titre personnel, le fonds Humus est légitiment impliqué sur la préservation des rivières et cours d’eau.
En premier lieu, nous concentrons notre action sur la dénonciation des catastrophes écologiques qui menacent les rivières de France. Les rivières comtoises sont l’une de nos priorités, elles ont en effet subi ces deux dernières années une mortalité estimée à près de 80 % de leurs stocks piscicoles. En cause, les stations d’épuration inexistantes, mal gérées ou mal calibrées. Mais surtout une dérive de l’agriculture liée aux productions du fromage Comté et de la saucisse de Morteau qui à l’instar de ce qui est constaté en Bretagne, produisent des lisiers qui se retrouvent dans les rivières et tout particulièrement la Loue.

En Bretagne, nous concentrons nos efforts sur la rivière la Sélune victime d’une autre problématique, celle de la présence d’un barrage hydroélectrique qui la fragilise littéralement alors qu’elle fait partie des rares cours d’eau français à accueillir les saumons Atlantique qui la remontent pour leur fraie annuelle.

La pêche m’a aussi conduit à découvrir, au travers de mes voyages, la Mongolie et à m’intéresser à son milieu et ses habitants. J’ai aussi étudié les conditions de vie de l’Ours du Gobi et découvert qu’il ne restait plus qu’une vingtaine d’individus.
Humus coordonne les efforts locaux, tant scientifiques qu’institutionnels et privés, qui s’engagent progressivement pour défendre cette espèce condamnée.
Autre sujet crucial pour l’économie mongole et challenge écologique pour Humus : le cachemire dont la pression sur les marchés est telle que le surpâturage menace le milieu et accélère la désertification.
Humus travaille avec les acteurs locaux, ONG et coopératives d’éleveurs, à la création d’une filière de cachemire durable et compte bien convaincre les maisons de luxe européennes de jouer la carte équitable et écologique dans leurs approvisionnements.

En tant qu’Entrepreneurs d’avenir quelles sont vos attentes du réseau ? Avez-vous une demande, un besoin ou une attente particulière ?

Je pense que pour le moment nous ne sommes malheureusement pas assez nombreux dans ce pays à agir sur les préoccupations environnementales. Je parle là d’acteurs économiques qui ont décidé d’y passer du temps et d’y investir une partie de leurs moyens ; des hommes tels qu’Yvon Chouinard, PDG de Patagonia, sont encore peu nombreux, à la fois entrepreneur prospère et acteur de l’environnement entraînant dans son sillon d’autres entreprises via sa démarche du 1% pour la planète.

Je m’interdis néanmoins d’être pessimiste et suis heureux par exemple de pouvoir, dans le cadre du réseau Entrepreneurs d’avenir, rencontrer et échanger avec des acteurs impliqués dans une vision positive de l’écologie, orientée vers les solutions.

Si vous aviez une ou des propositions à faire aux candidats à la présidentielle, quelles seraient-elles ?

Le Grenelle de l’environnement a résolument été un évènement fondateur de cette mandature. On dit à juste titre qu’il a été détricoté, mais en partie seulement. Il reste 240 mesures qui sont en marche. La taxe carbone, la fiscalité écologique ont été « mises sous le tapis qui amortit les chocs » mais au moins le Grenelle a t-il permis aux acteurs de la société civile et politique de se parler et se reconnaître. Il faut que cet état d’esprit perdure, qu’on le nomme Grenelle ou pas.

Dans une démocratie en bonne santé, c’est dans le dialogue que naissent les volontés de changement.
Cette mandature sous le signe d’une crise économique aigüe va nécessiter une clairvoyance, une vision globale, une détermination dans l’action qui devra permettre aux peuples et particulièrement les moins favorisés d’améliorer leurs conditions tout en préservant les moyens limités qu’offrent encore les ressources de la planète. Les recettes du passé risquent cette fois de ne plus fonctionner, une mutation est en marche et il s’agira de l’accompagner.

LA FONDATION SERA TOUJOURS ACTIVE / www.humus-fondation.com

Si vous voulez faire un geste, vous pouvez
soutenir l’action de Claude pour la biodiversité à travers le Fonds de dotation Humus et adresser un don à Fonds Humus, 86 rue de Lille, 75007 Paris.

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