Partenaire fondateur

Denis Castin – Toit à Moi

Denis Castin a fondé l'association Toit à Moi dont l'objet est d'aider des sans-abri en les logeant d'abord et en les accompagnant ensuite.


Denis Castin a fondé l’association Toit à Moi dont l’objet est d’aider des sans-abri en les logeant d’abord et en les accompagnant ensuite.

Toit à Moi aide durablement les sans-abri, pouvez-vous nous en dire plus ?


L’idée de Toit à Moi c’est de se regrouper pour aider les sans-abri. On se regroupe pour d’abord les loger, puis ensuite les accompagner vers leur réinsertion.

Pour les loger, Toit à Moi rassemble des « parrains » donateurs particuliers qui font des petits dons réguliers, chaque mois ; ces petits dons se cumulent et nous permettent de financer l’achat d’appartements classiques, dans le parc privé.

100 personnes faisant un don de 20€/mois, cela fait 2 000 €/mois qui nous permettent d’acheter un appartement en remboursant un emprunt immobilier sur 5 ans.
Pour donner un ordre d’échelle, avec 10 000 donateurs Toit à Moi pourra ainsi financer 100 logements.
Une fois logées les personnes sont accompagnées par une éducatrice spécialisée qui les aide à se réinsérer. Pour financer cette action ce sont des entreprises mécènes de Toit à Moi qui se regroupent.

Enfin, autour de chaque personne logée une petite équipe de bénévoles se forme pour recréer du lien : boire un café, aller au cinéma, à un concert, faire les courses, juste discuter, échanger… et ce lien est aussi important pour la réinsertion que le logement ou l’accompagnement.

Quelles sont les actions phares de votre association ? Quels sont vos projets d’avenir ?

Depuis 2007, année de naissance de l’association, Toit à Moi a réussi à acheter un nouvel appartement par an.
De plus, grâce à l’action conjuguée du logement et de l’accompagnement, les premières personnes logées ont retrouvé du travail et ont déménagé pour laisser leur logement à d’autres sans-abri.

Notre objectif est maintenant d’amplifier notre action en logeant plus de personnes mais en gardant notre qualité d’accompagnement.
Pour cela nous avons besoin de trouver de nouvelles entreprises mécènes et des parrains particuliers.

La crise a-t-elle eu des répercussions sur les dons ? Et sur vos activités en général ?

Nous n’avons pas mesuré d’impact sur nos dons. Par contre, les effets de la crise se ressentent sur nos bénéficiaires, les personnes les plus démunies.

En tant que membre du réseau Entrepreneurs d’avenir, quelles sont vos attentes et comment comptez-vous vous y investir ?

Toit à Moi est juridiquement une association Loi 1901, mais qu’est qu’une association ? c’est une forme d’ entreprise dont l’objet social n’est pas d’intérêt privé mais d’intérêt général.

Je pense que les entreprises de l’avenir seront celles qui sauront justement associer à leur objectif économique les projets d’intérêt général. C’est à cette dynamique que nous participons en intégrant le réseau Entrepreneurs d’avenir.

D’autre part, l’action de Toit à Moi repose sur la mobilisation de particuliers et d’entreprises ; un réseau comme entrepreneurs d’avenir est alors un formidable vivier pour rencontrer des entrepreneurs qui sont déjà dans une logique RSE et qui souhaitent rejoindre l’action de Toit à Moi.

Un toit pour tous, utopique ou réalisable
?

Le logement pour tous est surtout une question de réelle volonté politique, c’est-à-dire d’abord de volonté citoyenne.

La population des sans-abri est difficilement quantifiable du fait notamment de son hétérogénéité. Le rapport de la fondation abbé-pierre l’estime à 100 000 personnes.

Mais il ne suffit pas de loger : une très grande proportion des non logés sont fragilisés et ont aussi besoin d’un accompagnement pour les aider à rebondir.
Et puis la qualité du logement est aussi très importante : nous pensons notamment qu’il n’est pas pertinent de concentrer des populations d’exclus et de créer des ghettos…

Sur le seul modèle Toit à Moi, pour loger 100 000 personnes il faudrait environ 10 millions de parrains soit… cela semble évidemment un objectif ambitieux à court terme mais qui n’est pas totalement incohérent à long terme – cela représente environ un tiers des personnes actives.

C’est une question de notoriété, de temps et de conviction pour porter le message !

TOIT A MOI

Crédit Photo Sylvie Legoupi

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