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Des étiquettes pour acheter plus vert

Entré en vigueur le 1er mars 2017, le nouvel affichage environnemental permet de repérer plus facilement les produits respectueux de l’environnement.


Choisir un produit plus respectueux de l’environnement est enfin devenu plus facile depuis le 1er mars 2017, grâce à l’entrée en vigueur d’un nouvel affichage environnemental. Celui-ci ne s’applique pas encore à toutes les catégories de produits. Sont concernés pour l’instant l’ameublement, l’habillement, et l’hôtellerie (impact d’une nuit d’hôtel sur l’environnement). Deux distributeurs jouent le jeu, chacun dans son secteur : Casino pour les produits alimentaires, la FNAC pour les appareils électroniques.

Cet étiquetage s’inscrit dans une politique plus ambitieuse de réduction de l’empreinte environnementale de la France, prévue par la loi de transition énergétique : « Les producteurs réalisant volontairement une communication ou une allégation environnementale concernant leurs produits sont tenus de mettre à disposition conjointement les principales caractéristiques environnementales de ces produits. »

Premier objectif de ce nouvel étiquetage : la lutte contre le greenwashing, en éliminant les affirmations environnementales infondées. Le second vise à améliorer l’information des consommateurs, en mesurant l’impact des produits sur l’environnement dans trois aspects : le changement climatique, évalué en émissions de gaz à effet de serre ; la pollution de l’air et de l’eau ; l’utilisation des ressources naturelles, renouvelables ou non.

Des analyses de cycle de vie facilitées

Cet impact est évalué sur l’ensemble du cycle de vie du produit, depuis la production jusqu’à la fin de vie, selon l’Ademe, à l’origine de ce projet. Pour réaliser les analyses de cycle de vie, les entreprises peuvent s’appuyer sur la base de données Impacts de l’Ademe, qui contient des données génériques à utiliser en fonction du référentiel du produit voulu et propose des outils de calcul automatique. Le résultat doit ensuite être complété par les données propres à chaque produit.

Mais attention : l’affichage environnemental n’a rien à voir avec un label qualité, il permet simplement de comparer les impacts environnementaux des produits.

Les informations environnementales sont affichées sous trois formes différentes, adaptées aux spécificités des produits. Une première forme donne séparément les résultats de chaque indicateur environnemental ; les deux autres, applicables directement sur le packaging, indiquent la performance environnementale des produits au moyen d’un indice numérique ou d’une note allant de A à E (A étant la meilleure note).

Bonne volonté des entreprises

Ce n’est pas la première fois que des produits sont soumis à un étiquetage environnemental. En 2011-2012, une expérimentation menée en France avait abouti à la définition de 28 référentiels, en fonction de catégories de produits, et à la mise en place d’une base de données officielle, destinée à aider les entreprises à évaluer l’impact de leurs produits.

Pour l’instant, l’étiquetage environnemental est laissé à la bonne volonté des entreprises, qui doivent cependant se soumettre à des règles communes. Elles sont responsables de l’authenticité des données affichées, qu’elles ont la charge de renseigner pour chaque produit. Les contrôles éventuels se font dans le cadre de la lutte contre la publicité mensongère.

Et les consommateurs, qu’en pensent-ils ? D’après une étude récente du ministère de l’Environnement, la moitié d’entre eux sont disposés à payer 20 % plus cher un produit plus respectueux de l’environnement. Autre bonne nouvelle : globalement les consommateurs valorisent davantage la performance environnementale que la marque.

Pascal de Rauglaudre

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