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Échos du Parlement des Entrepreneurs d’avenir

Plus de 1 000 entrepreneurs et des personnalités comme Nicolas Hulot et Jean-Louis Etienne étaient réunis les 12 et 13 mai derniers, à Nantes, pour la deuxième édition du Parlement des Entrepreneurs d'avenir. L'occasion de trouver ensemble des solutions concrètes pour des entreprises durablement performantes dans un contexte de crise. Trois intervenants Entrepreneurs d’avenir reviennent sur les idées et les temps forts de l'évènement.

Plus de 1 000 entrepreneurs et des personnalités comme Nicolas Hulot et Jean-Louis Etienne étaient réunis les 12 et 13 mai derniers, à Nantes, pour la deuxième édition du Parlement des Entrepreneurs d’avenir. L’occasion de trouver ensemble des solutions concrètes pour des entreprises durablement performantes dans un contexte de crise. Trois intervenants reviennent sur les idées et les temps forts de l’évènement.

Sylvain Breuzard, Norsys


Norsys
, est une société de conseils et de développement informatique particulièrement innovante en matière de ressources humaines. Son dirigeant Sylvain Breuzard a mis en place une évaluation du capital immatériel de sa société. Il était invité à participer à la première commission du parlement « Comment évaluer et mesurer autrement la richesse de nos entreprises ».

Quelles idées ont émergé de la commission consacrée à l’évaluation du capital immatériel ?

Nous étions tous d’accord sur le fait que l’évaluation du capital immatériel est complémentaire de la Responsabilité sociétale des entreprises. Le capital immatériel permet de chiffrer la valeur non monétaire d’une entreprise, son capital humain, ses savoirs… Il prend en compte toutes les parties prenantes de l’entreprise. En cela, la RSE contribue au capital immatériel d’une entreprise.

En quoi Entrepreneurs d’avenir a t-il favorisé cette expérimentation ?

Président du Club des jeunes dirigeants entre 2002 et 2004, j’ai travaillé sur le concept de performance globale des entreprises avant de rejoindre Entrepreneurs d’avenir dès 2008. En me proposant de participer à la commission consacrée à la richesse “extra-financière” de nos entreprises, le réseau m’a offert la possibilité de faire part de mon expérience et de réfléchir à l’élaboration d’indicateurs à prendre en compte dans la mise en place d’une comptabilité extra-financière.

A l’issue de l’évaluation du capital immatériel de votre entreprise, quels ont été les résultats ?

Pour être honnête, l’évaluation a été très satisfaisante dans le domaine des ressources humaines et de la valeur de notre marque. En revanche, en ce qui concerne la valorisation des savoirs, cela nous a clairement indiqué les axes d’amélioration à suivre. Il nous faut enrichir nos bases de connaissance, renforcer la transmission de nos méthodologies de travail.

Quel rôle concret joue la mesure du capital immatériel dans la performance globale de l’entreprise ?

C’est un excellent outil pour objectiver les actions que l’on peut mener, comme par exemple, la progression et le bien-être des salariés, l’identité et l’image de l’entreprise. La valorisation du capital immatériel permet de mieux appréhender la valeur réelle d’une entreprise au-delà du seul résultat net. C’est donc une excellente démarche à appliquer en cas d’acquisition de sociétés.

Charles Kloboukoff, Léa Nature


Entreprise rochelaise spécialisée dans les produits bio et naturels, le groupe Léa Nature reverse 1% de son chiffre d’affaires à des actions de protection de l’environnement. Particulièrement engagé dans une démarche de responsabilité globale, son PDG Charles Kloboukoff était présent à la huitième commission, « Des Entreprises d’avenir : quels modèles ? ».

Comment définiriez-vous le Parlement en trois mots ?


Ce qui m’a plu c’était l’effervescence générale, la diversité des participants, la qualité des échanges et le nombre de femmes entrepreneurs présentes. Quelle que soit la structure ou l’activité de nos entreprises, il semble exister parmi nous, entrepreneurs, un véritable consensus autour d’une économie plus sociale.


Quelle idée vous est apparue la plus importante ?


Il faut évaluer nos résultats au-delà des simples critères financiers, décloisonner l’économie de la société en général. L’entreprise doit s’intégrer dans la société où elle vit et s’impliquer dans les activités locales.


Comment la mettre en pratique ?


L’intégration du développement durable dans la stratégie de l’entreprise se fait pas à pas mais les retours sur investissements sont plus rapides que l’on ne croit généralement. Il faut envisager cette stratégie et mesurer ses impacts de manière globale plutôt que de lancer des actions isolées même exemplaires. Au sein du groupe Léa Nature, la responsabilité globale est envisagée tant du point du développement durable que du bien-être de nos collaborateurs et de la satisfaction de nos clients.


Quelle est, pour vous, la démarche la plus importante chez Léa Nature ?


Nous nous interdisons toute pollution chimique dans l’activité de l’entreprise. Créer plus de valeurs positives que de déchets est un de nos autres grands objectifs.

Stéphanie Goujon, Agence du don en nature


L’Agence du don en nature collecte tous les ans 8 millions d’invendus non-alimentaires. ADN les redistribue gratuitement à des associations qui luttent contre l’exclusion. Rencontre avec sa Déléguée générale, Stéphanie Goujon, présente au Parlement pour témoigner de son expérience dans la mise en place d’une comptabilité universelle au sein d’ADN.

Le Parlement vous a t-il permis de découvrir d’autres méthodes ?


La comptabilité universelle est applicable à des secteurs et des structures très différents. L’exemple de comptabilité universelle présenté par Mac Donald’s portait essentiellement sur l’aspect environnemental. Chez ADN, les résultats mettent l’accent sur le « gain de dignité » apporté par le don de produits neufs et de qualité. Cela permet de crédibiliser notre activité, vis-à-vis des donateurs notamment.

Votre rencontre avec Nicolas Hulot a-t-elle été enrichissante ?


Le chiffre de 400 millions d’euros de produits neufs non-alimentaires détruits par an l’a particulièrement marqué. Pour Nicolas Hulot, « la programmation de l’obsolescence doit cesser et nous devons sortir d’une civilisation du gâchis ». Notre initiative a trouvé un terrain d’écoute favorable.

Qu’a apporté concrètement le Parlement des Entrepreneurs d’avenir à l’Agence du don en nature ?

Entrepreneurs d’avenir est le laboratoire qui nous a permis d’expérimenter le tout-nouveau concept de comptabilité universelle. Son Parlement est une formidable occasion de mise en réseau. Cet évènement a favorisé de nouveaux partenariats avec des entreprises donatrices et la rencontre de bénévoles, “ambassadeurs” auprès des associations receveuses.

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