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Fleury Michon, le goût du travail bien fait

A la tête de l'entreprise centenaire, Fleury Michon, Grégoire Gonnord mise avec succès sur la transparence pour réconcilier industrie alimentaire et qualité.


A la tête de l’entreprise centenaire, Fleury Michon, Grégoire Gonnord mise avec succès sur la transparence pour réconcilier industrie alimentaire et qualité.

« Aider les hommes à manger mieux chaque jour ». C’est le slogan que s’est choisi Fleury Michon (700 K€ de chiffre d’affaires en 2014), et auquel son patron s’efforce de souscrire au quotidien. Grégoire Gonnord, descendant de Félix Fleury, charcutier traiteur à la Roche-sur-Yon, a repris en 2009 le flambeau de cette vieille dame de 110 ans.


Fierté et sentiment d’appartenance

Seule entreprise à figurer dans le classement des marques alimentaires préférées des Français, Fleury Michon veut faire rimer industrie et qualité, tout en menant le combat de l’indépendance et de la croissance. Le capital reste détenu à 65% par la famille et comprend 6% de flottant depuis l’entrée en Bourse en 2000. La totalité des salariés sont actionnaires. La gouvernance est paritaire, répartie entre la famille, des administrateurs indépendants et des salariés.

« Lorsque j’ai pris la présidence, j’ai constaté chez les salariés un fort sentiment d’appartenance et la fierté de faire progresser les choses dans l’alimentation », se souvient Grégoire Gonnord. L’entreprise a en effet été parmi les premières à instaurer des filières qualité en charcuterie ou à entamer des démarches en matière de nutrition.

« Il faut faire les choses comme il faut », c’est le motto de Fleury Michon depuis sa naissance. Grégoire Gonord en est convaincu : « Si on travaille bien et que l’on place le client au centre de nos préoccupations, les résultats suivent. »


Une opération transparence saluée par des ventes en hausse de 12%

Dans le contexte de méfiance généralisée que subit l’alimentaire suite aux multiples crises (de la vache folle aux lasagnes à la viande de cheval), c’est autour du surimi, d’un des produits les plus critiqués, que Fleury Michon a organisé sa première opération transparence. Avec ses fournisseurs, l’entreprise a d’abord passé trois ans à peaufiner une nouvelle recette, consistant essentiellement à remplacer l’eau par du poisson, ce qui lui a coûté 3 M€ par an (équivalent au résultat dégagé sur ce produit). Puis elle a invité des représentants de différentes communautés (associations de consommateurs, journalistes, bloggeurs, etc.) à remonter le chemin de fabrication depuis l’usine jusqu’à l’Alaska où est pêché le colin. En laissant toute liberté aux participants de critiquer ce qu’ils voyaient et goûtaient.

« En travaillant avec des partenaires moins nombreux mais dans des relations de long terme, nous sommes peu à peu parvenus à réduire le surcoût », témoigne David Garbous, directeur du marketing stratégique. Les fournisseurs de leur côté, ont pris une longueur d’avance, même si les consommateurs asiatiques, qui constituent l’essentiel du marché, n’ont pas (encore) les mêmes exigences qu’en Europe.

Surtout, le principal enseignement de cette expérience, c’est que la transparence paie. Les ventes de surimi, en baisse de 5% avant l’opération, ont grimpé de 12% depuis, malgré une vague publicitaire moins importante.


Réunir tous les acteurs au service du bien-être animal

Prochaine étape : le bien-être animal. Un sujet complexe car il implique de réunir autour de la table éleveurs, abattoirs et transformateurs, habitués à travailler en silos, sur un marché français du porc en grande difficulté. Mais un sujet d‘autant plus légitime qu’au-delà des considérations éthiques, il est « congruent avec la qualité de la viande », rappelle Grégoire Gonnord.

Elargir les filières qualité à l’ensemble des gammes est un autre projet pour les prochaines années. S’il en était besoin, les statistiques récentes qui montrent une hausse des ventes de marques au détriment des marques distributeurs confortent l’équipe dans ses convictions.

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Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre





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