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Gérard Bertrand : « Je veux être le moteur de la biodynamie en Languedoc »

Avec 20 millions de bouteilles vendues chaque année, dont la moitié à l’étranger, Gérard Bertrand est l’un des plus grands producteurs viticoles du Languedoc et le premier à être labellisé en biodynamie. Pour les Entrepreneurs d’avenir, il explique son engagement en faveur de la biodynamie et sa démarche de promotion de l’agroforesterie dans la région. Et comme il organise un festival de jazz sur son domaine à la fin du mois de juillet, nous lui avons demandé ses recommandations sur les meilleurs accords mets-vins-jazz.

Chaque année, il vend 20 millions de bouteilles, dont la moitié à l’étranger, produites dans ses onze domaines du Languedoc. Et il vient de rejoindre les Entrepreneurs d’avenir. Gérard Bertrand revient dans cette interview sur son engagement en faveur la biodynamie et sa démarche de promotion de l’agroforesterie dans la région. Et nous lui avons aussi demandé ses recommandations sur les meilleurs accords mets-vins-jazz pour accompagner les belles soirées du festival de jazz qu’il organise à la fin du mois de juillet sur son domaine.


Entrepreneurs d’avenir – Pourquoi avoir choisi la biodynamie ?

Cette décision m’a été inspirée par mon expérience, des lectures de Rudolph Steiner et des rencontres. Utilisateur régulier et convaincu de l’homéopathie, j’ai été initié aux vertus de la biodynamie par Aubert de Villaine, le directeur de la Romanée-Conti. Gilles de Baudus, le régisseur du domaine, a géré ce changement de méthode au Domaine de Cigalus en 2002, et nous avons bénéficié de l’accompagnement de Jacques Mel, spécialiste de la biodynamie. Nous avons choisi le label de biodynamie Demeter qui prévoit une période de transition de 4 ans avant d’être certifié, et aujourd’hui, 450 hectares sur les 600 que nous gérons ont été convertis.


Y a-t-il une spécificité de la biodynamie en Languedoc ?

D’une manière générale, les terroirs du Sud de la France sont propices à la culture en bio ou en biodynamie, grâce à la faible humidité et au vent. Au-delà des projets sur nos propres vignobles, nous accompagnons de nombreuses initiatives de conversion au bio avec nos vignerons partenaires. Ma vision pour notre région est celle d’une région motrice qui généralisera ces pratiques.



Comment compensez-vous la réduction des sulfites dans votre gamme Autrement Naturae, pour conserver et stabiliser les vins ?

Nous veillons à mille et un détails depuis la vendange jusqu’à la bouteille, en passant par l’état sanitaire irréprochable des raisins accueillis en cuve, une gestion des températures et de l’oxygène de haute précision. Après trois années de recherche et développement, nous avons lancé le premier millésime de vins sans sulfite avec la gamme Naturae qui a rencontré d’emblée un succès mondial. Le profil des vins sans sulfite s’avère remarquable, et laisse la part belle à l’expression du fruit sur son terroir.

Vous soutenez un projet d’agroforesterie en Languedoc avec la Fondation GoodPlanet, de Yann Arthus-Bertrand. En quoi consiste-t-il ?

Pendant le siècle écoulé, les agriculteurs ont négligé la valeur agronomique des arbres et ils les ont coupés : le nombre d’arbres dans les parcelles agricoles a été divisé par 4. Nous voulons donc renouer avec une tradition séculaire, en partenariat avec l’Association française d’agroforesterie (AFAF), en plantant 2300 arbres cette année au cœur des parcelles, des vignes et des pâturages, pour favoriser la biodiversité, retenir l’eau et lutter contre l’érosion. Cela offre aussi l’opportunité de développer de nouveaux potentiels économiques, et de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Vous organisez un festival de jazz sur votre domaine du 28 au 31 juillet. Le jazz se marie-t-il bien avec le vin ?

Le jazz a ceci de commun avec le vin qu’il vient de l’âme ! Pour nous, le Festival Jazz à l’Hospitalet signe notre art de vivre et de recevoir, une histoire d’émotion où hospitalité, grands vins et gastronomie s’allient au talent exceptionnel d’artistes internationaux.


Quelles sont les soirées du festival à ne rater sous aucun prétexte ?

Cette année le Château l’Hospitalet prête son écrin au cœur des vignes à Selah Sue, Jamie Cullum, Johnnie Clegg et Diana Krall pour une étape intime de leur tournée mondiale, en accueillant 1400 spectateurs chaque soir, pas un de plus !

Et quelles bouteilles faut-il boire en écoutant ces artistes ?

Une flute de Code Rouge, Brut Eternel, effervescent blanc de blanc dans sa bouteille rouge est une invitation à l’audace que je retrouve dans la personnalité et la musique de Selah Sue. Un Aigle Royal Chardonnay pour accompagner les envolées de Jamie Cullum. Une bouteille d’Hospitalitas, cuvée iconique du Château l’Hospitalet en AOP La Clape, avec Johnnie Clegg. Et un Clos d’Ora, Minervois La Livinière, avec la voix intemporelle de Diana Krall !

Tout ce qu’il faut savoir sur Gérard Bertrand et le festival de jazz ici !

Texte Pascal de Rauglaudre

 

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