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La Nouvelle-Aquitaine veut accompagner 10 000 entreprises pendant 5 ans

Priorité sera donnée à la transformation numérique des entreprises, promet Alain Rousset, Président de la région Nouvelle-Aquitaine.

Entrepreneurs d’avenir – Pourquoi avez-vous accepté de soutenir le Parlement des Entrepreneurs d’avenir ?

Alain Rousset – Parce que nous partageons les mêmes valeurs. À savoir la promotion d’un nouveau modèle pour l’entreprise et la société, dans lequel la compétitivité doit se conjuguer avec le respect des salariés, du bien-être au travail, des normes éthiques, sociales et environnementales.


Quel projet de développement économique portez-vous pour la région Nouvelle-Aquitaine ?

La taille de cette région nous oblige à davantage de proximité, de dialogue et de co-construction avec l’ensemble des acteurs locaux, dont bien entendu les chefs d’entreprise. La Région, confortée dans son rôle de chef de file du développement économique, veut assumer pleinement son rôle avec deux grands axes : accompagner la création d’emplois, et aider tous les habitants dans leurs parcours professionnels. Seul le dynamisme économique de nos entreprises peut faire baisser durablement le chômage et donner du travail aux milliers de nouveaux actifs qui arrivent tous les ans dans la région. Le soutien de la Région à la création d’emploi repose sur plusieurs piliers : protéger et développer les TPE/PME et artisans, développer l’économie sociale et solidaire, accompagner la révolution numérique, faciliter l’innovation et renforcer la compétitivité (via le programme « Usine du Futur »).

Quels sont les moyens investis pour promouvoir le développement économique ?

Protéger les emplois d’aujourd’hui, c’est défendre les entreprises existantes, les aider dans les difficultés, leur permettre d’avoir un accès simple, rapide et efficace au marché et aux financements. La reprise / transmission est une priorité. Pour cela, nous accompagnons financièrement les projets de reprise, que ce soit dans le recours à des conseils spécialisés, la modernisation de l’équipement, le renforcement des fonds propres ou l’obtention des prêts bancaires grâce à l’octroi de garanties. Pour soutenir les entreprises en difficultés, nous mettons en place un fonds d’intervention dédié aux entreprises ayant besoin de restructurer.

Quel rôle réservez-vous à l’économie numérique dans votre projet ?

La révolution numérique ne fait que commencer et toutes les entreprises régionales doivent prendre ce virage. La Région va accompagner 10 000 entreprises sur la durée du mandat dans cette mutation qui touchera tous les process de l’entreprise, depuis l’approvisionnement jusqu’à la commercialisation. Le numérique est également un des plus importants gisements d’emplois et d’innovation des années à venir. Nous développons la structuration de l’écosystème numérique, le soutien aux pépinières et incubateurs régionaux et la création d’un accélérateur régional pour les startups ayant besoin d’un accès rapide et conséquent à des moyens et aux marchés.

Quel modèle d’entrepreneuriat cherchez-vous à promouvoir ?

Penser le futur, anticiper les mutations structurelles et aider les parties prenantes à se projeter dans un avenir devenu chaotique est une mission de service public indispensable pour permettre à l’ensemble de la société de « suivre le rythme » des enjeux. Dès lors, l’innovation et la compétitivité des entreprises sont indispensables à la création de nouveaux emplois. La réindustrialisation de notre région est en marche, elle bénéficie aux secteurs de pointe comme au tissu des PME et d’artisans. L’innovation comme facteur structurel de l’économie de demain est le fruit d’une collaboration étroite entre la Région, les entreprises et la recherche. Elle doit se déployer dans tous les secteurs de l’économie : depuis les hautes technologies aéronautiques jusqu’à l’économie sociale et solidaire en passant par la mutation numérique des PME ou l’agroalimentaire.

Quel type d’industries souhaitez-vous attirer dans la région ?

Nous devons amplifier nos leaderships actuels : aéronautique, spatial, défense, agriculture et agroalimentaire de qualité, matériaux avancés, chimie verte, photonique, e-santé, silver économie, tourisme… Mais il faut aussi développer les secteurs de croissance de demain : les fameuses technologies de rupture NBIC (nanotechnologies, biotechs, informatique, big data, robotique).

Comment voyez-vous la Nouvelle-Aquitaine dans dix ans ?

La qualité de vie est une de nos plus grandes fiertés régionales, et l’un des fondements de notre identité partagée. Il faut la préserver et la cultiver. Basques, limousins, périgourdins, charentais ou girondins, nous avons tous en commun la formidable chance de vivre dans des territoires où il fait bon vivre. Cette qualité de vie n’est pas juste un héritage ni un don. C’est quelque chose que nous devons sans cesse entretenir, protéger et cultiver, dans la reconnaissance des talents de tous et des spécificités de chacun. Alors dans 10 ans, je souhaite qu’il fasse toujours aussi bon vivre dans une Nouvelle-Aquitaine attractive et dynamique, qui aura préservé ses spécificités culturelles.

Alain Rousset interviendra au Parlement des Entrepreneurs d’avenir le 9 décembre à l’Hôtel de Région à Bordeaux.

Propos recueillis par Pascal de Rauglaudre

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