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Le POLAR POD, une expédition à haute valeur environnementale

En décembre 2014, le POLAR POD prendra le large de l’Afrique du Sud et rejoindra progressivement le Courant Circumpolaire Antarctique, mouvement d'ouest en est autour de l'Antarctique. Une nouvelle expédition pour Jean-Louis Etienne et ses collaborateurs, pour qui commencera une année d’observations autour du continent Antarctique.




Retour sur la genèse d’une invention originale

L’idée du POLAR POD part du constat préoccupant que les eaux polaires de l’océan Austral arrivent à saturation et que leur capacité d’absorption du CO2 diminue dangereusement. En prévision des modèles climatiques futurs, « je veux analyser l’évolution de l’impact de l’activité humaine, mais aussi mesurer les échanges entre l’atmosphère et l’océan » explique Jean-Louis Etienne. La station océanique POLAR POD assurera donc ce rôle de surveillance, dans les domaines de l’océanographie physique, la biogéochimique et la biologie marine.

Comment fonctionne le POLAR POD ?

Construit en acier, le vaisseau accueillera trois marins et quatre ingénieurs ou techniciens, qui seront relayés tous les deux-trois mois. De dimensions colossales, le POLAR POD aura pourtant pour un faible coût journalier. L’énergie électrique sera produite par 3 éoliennes, le chauffage assuré par isolation thermique et l’appareil se déplacera grâce à la propulsion du courant. Le fonctionnement du POLAR POD sera donc assuré avec une émission de carbone très faible.

2012 : recherche de financements

Les études et la conception sont désormais achevées, et Jean-Louis Etienne est maintenant à la recherche de financements, auprès d’entreprises engagées en matière de développement durable et désireuses de participer à un projet unique. «J’ai besoin de 10 millions d’euros. Si je ne trouve rien aux Etats-Unis, je retournerai en France», déclare-t-il. Selon l’agenda, la construction du POLAR POD devrait ensuite avoir lieu courant 2013.

Un projet aux nombreux atouts

Le projet a reçu le soutien et l’intérêt de nombreux scientifiques de tous horizons : NASA, IFREMER, INSU, CNRS, universités, laboratoires océanographiques… De fait, il constitue un atout majeur pour la science, grâce à la précision des observations de l’interface entre l’océan et l’atmosphère qu’il pourra transmettre.

Le POLAR POD, quasi-autonome en énergie, est un véritable défi technologique et un emblème à l’échelle internationale. Première station océanique de cette ampleur, il constituera une voie essentielle à l’étude du changement climatique, car jusqu’alors, les informations sur cette zone géographique manquaient aux chercheurs.

Cette riche aventure humaine servira aussi de support attractif à un projet international d’éducation aux Sciences de la Vie et de la Terre et du Développement Durable.

Consultez le site de Jean-Louis Etienne http://jeanlouisetienne.com/polarpod/

Mathilde Sin Ronia

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