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Osez la gentillesse

À l’occasion de la troisième édition de « La Journée de la Gentillesse », le 13 novembre dernier, Arnaud de Saint Simon, président du groupe Psychologies, s’est très gentiment prêté au jeu des questions.


À l’occasion de la troisième édition de « La Journée de la Gentillesse », le 13 novembre dernier, Arnaud de Saint Simon, président du groupe Psychologies, s’est très gentiment prêté au jeu des questions.

Pourquoi vous parait-il nécessaire de célébrer la gentillesse ?


L’idée est née au moment de la crise économique, dans un climat morose, angoissé, pessimiste, dans ces moments où l’on a besoin de solidarité, de générosité, de lien. Nous avons découvert qu’une journée de la gentillesse existait déjà dans de nombreux pays, le « World Kindness Day ». Nous avons alors décidé de faire paraître un numéro de Psychologies sur ce thème et de lancer un manifeste de la Gentillesse. Notre positionnement n’était ni militant, ni naïf. Beaucoup de gens pensent que la gentillesse est une faiblesse. Pourtant, personne ne peut vivre sans ! Nous avons donc voulu soulever ce paradoxe et montrer en quoi la gentillesse répond à de vraies problématiques sociétales.

À quelles problématiques sociétales répond « La Journée de la Gentillesse » ?


La première année, cette journée portait sur l’aspect psychologique : pourquoi la gentillesse est-elle considérée comme une faiblesse ? Pour la deuxième édition, nous avons cherché à montrer que la gentillesse est une réponse à des problématiques telles que les violences et les brutalités à l’école, le bien-être des salariés, la solitude des personnes âgées et dépendantes, l’indifférence entre voisins. Cette année, nous mettons l’accent sur deux aspects : le monde scolaire et le monde professionnel avec le lancement de « l’Appel à plus de bienveillance au travail ».

En quoi consiste votre « Appel à plus de bienveillance au travail » ?


Nous avons demandé aux entreprises de s’engager à réfléchir et à dialoguer avec leurs collaborateurs sur la bienveillance pour envisager une vingtaine d’actions concrètes et réalistes à mettre en pratique. 150 entreprises, aussi bien des petites que des grandes comme France Télécom ou Pôle Emploi, ont répondu à cet appel.

Comment mettez-vous en pratique cette bienveillance au sein du groupe Psychologies ?


Au cours d’un séminaire de rédaction, j’ai pu mettre en pratique le point 1 de l’appel : « Partager avec tous la vision globale de l’entreprise : exposer son projet, sa stratégie, ses objectifs, ses risques et ses résultats », avec transparence et franchise. À titre personnel, je pense être exigeant et bienveillant : la bienveillance, c’est aussi savoir dire les choses qui ne vont pas. Par ailleurs, je m’efforce de limiter les envois de mails le soir et le week-end par respect pour la vie privée de mes équipes. Je ne cale pas de réunion après 18H00, ce qui pénaliserait surtout les femmes qui ont des enfants. Enfin, j’essaye de cultiver un dialogue authentique. Cela signifie savoir reconnaître ses propres erreurs, veiller à encourager ses collaborateurs et avoir conscience de la valeur du travail accompli. Le fait est que ce n’est pas si facile !

L’Appel
La journée de la gentillesse

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