Partenaire fondateur

Patrick Montier – ID:Next

Patrick Montier est gérant de la société ID::Next, spécialisée dans le développement d’applications online très techniques et membre du réseau Entrepreneurs d’avenir.

Vous avez crée Ecocompare.com, premier guide web et iphone des écoproduits. D’où vous est venue l’idée de créer un tel guide ? Comment évaluez-vous l’impact environnemental des différents produits répertoriés ?

ecocompare.com est au départ un projet purement personnel. J’ai toujours été très sensibilisé aux questions d’environnement et principalement ceux liés à notre mode de vie : consommation, biodiversité, gestion des déchets, pollution, modes de transport.
J’essaye au quotidien de trouver un compromis entre ma volonté de limiter mon impact environnemental et mon mode de vie. Je privilégie le vélo ou la marche pour les trajets courts, utilise un composteur pour les déchets organiques, tri et collecte des emballages, fait installer des panneaux solaires pour l’eau sanitaire, mis en place des bacs de récupérateurs d’eau, renforcé l’isolation via ouate de cellulose… En 2007, avec quelques amis de la Jeune Chambre Economique, nous avons monté un projet de Guide du Romanais Responsable (GRR) qui consistait à présenter des écoproduits, calendrier fruits, légumes de saison, courbes vélo… Ce guide a eu le prix développement durable de la ville de Romans-sur-Isère et à remporté un succès important auprès de la population, c’est cet événement qui a été déclencheur et m’a donné envie d’aller plus loin pour essayer d’informer encore plus de monde. En tant qu’informaticien, la solution fut évidente pour moi : le site web Ecolocompare en 2008 est devenu par la suite ecocompare.com en 2009, un guide internet web et maintenant iphone des écoproduits.

Sur ce site, pour chaque produit référencé, nous notons les efforts des fabricants pour limiter l’impact environnemental et ceci à chaque étape du cycle de vie : fabrication, utilisation et fin de vie. Cette méthode positive et qualitative a été présentée en 2009 à l’ADEME qui l’a vérifiée puis fait l’objet en 2010-2011 d’une collaboration avec la classe Master en Science et Génie de l’environnement de l’université Paris VII. Les étudiants vont analyser, améliorer cette méthodologie pour l’appliquer à un nombre plus important de catégories de produit.

Comment se matérialise au quotidien votre engagement en matière de RSE dans la gestion de votre société ?

En tant que gérant, j’estime que diriger une entreprise reste avant tout une aventure humaine et qu’elle ne peut se développer si les équipes ne travaillent pas en parfaite harmonie. Je fais donc tout mon possible pour que mes salariés se sentent bien et intéressés par la réussite de l’entreprise et ce n’est pas qu’une question de salaire. Pour cela, j’applique quelques règles qui me semblent fondamentales : communiquer au moindre souci, leur fournir tout ce qui peut faciliter leur travail, leur cadre de vie, leur faire confiance (tout le monde peut se tromper mais on apprend), les remercier quand ils ont bien travaillés par une prime mais aussi simplement par le fait de les féliciter, cela parait évident mais c’est encore trop rarement appliqué. Par ailleurs, j’estime qu’il faut les faire participer à certaines décisions importantes et enfin leur donner les moyens d’évoluer : formation, nouvelles responsabilités.
Coté environnemental, comme pour ma vie personnelle, j’applique des règles de bon sens : locaux bien isolés, chauffage au poêle granulés de bois, coupe-veille électrique sur le matériel informatique, tri papier, ampoules basses consommation, consommables et produits entretien certifiés BIO…

Et, en tant que membre d’Entrepreneurs d’avenir, qu’attendez-vous du Parlement 2011 ?

J’attends avant tout les résultats des différents groupes de travail concernant les moyens à mettre en œuvre pour favoriser les nouvelles démarches responsables. Quels seront les différentes actions qui permettront de communiquer autour de ce nouveau modèle pour l’entreprise, de mettre en avant des chefs d’entreprise responsables, de démontrer que cette démarche est nécessaire si l’on souhaite garder une activité durable. Je souhaite que cet événement puisse bénéficier d’une couverture médiatique importante afin que d’autres entrepreneurs qui partagent ces mêmes valeurs rejoignent le mouvement Entrepreneurs d’avenir.

www.idnext.net/

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