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Quand les comptes se mettent au vert

De plus en plus d’entreprises commencent à intégrer des éléments de « comptabilité verte » dans leur activité. Témoignages.

  • Anne-Laure Marchand, responsable bilan environnemental chez Nature et Découvertes
  • « Notre démarche de comptabilité verte a débuté en 2007 avec une méthodologie de bilan carbone qui aujourd’hui est parfaitement opérationnelle. Le périmètre de cette comptabilité particulière prend en compte les transports domicile-travail des salariés, les déplacements professionnels, le transport de nos marchandises, le poste énergie, les publications, la sacherie et enfin le packaging et la gestion des déchets. En tenant cette comptabilité au moyen de « notes de frais CO2 » et d’un reporting trimestriel, nos personnels sont sensibilisés à l’impact direct de l’activité de chaque magasin. Chaque thème a ainsi fait l’objet d’actions correctrices : modification des rythmes des sessions de formation pour limiter les déplacements, refus global du transport aérien pour tous nos approvisionnements, utilisation de camions roulant au gaz naturel pour nos magasins de la région parisienne… Le but est de dé-corréler l’évolution de notre chiffre d’affaires et notre impact CO2 : si notre chiffre d’affaires augmente, nos émissions ne doivent pas augmenter. S’il baisse, les émissions doivent diminuer plus vite ! » Nature et Découvertes

  • Olivia Gautier, Directrice de l’Hôtel les Orangeries, à Lussac (86)
  • « Nous avons été, en 2006, le premier établissement d’hébergement touristique français à obtenir l’Eco Label Européen. Dans la foulée, le restaurant a mis en place un approvisionnement en « circuit court » pour tous les produits frais (ce qui limite également les emballages), avec des fournisseurs bio ou éco responsables. Nous avons effectué en 2007 un bilan carbone, et depuis nous essayons, avec notre expert comptable, de mettre en place une comptabilité verte nous permettant d’ajouter la dimension CO2 à la dimension Euros. Ce n’est pas simple, car il faut pratiquement calculer le bilan carbone pour chaque fournisseur et agréger des données très différentes (litres de carburant, prix en euros, tonnes de CO2,…), d’où la difficulté de l’étiquetage carbone. Pourtant évaluer le poids carbone de chaque assiette permettrait de souligner les différences d’impact entre les ingrédients : la vertu des légumes, des produits de saison, des préparations simples et saines, des viandes blanches par rapport aux viandes rouges, quitte à proposer une compensation pour servir à titre exceptionnel ces dernières ! »
    Les Orangeries

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