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Regards d’experts : évaluation et certification

Dans tous les secteurs d’activité, le concept de développement durable s’impose. Mais, sur le terrain, comment structurer et évaluer son application ? En attendant la mise en place d’un standard intégrant toutes les composantes d'un développement durable, avec une définition exhaustive et une certification à la clef, on assiste à l’émergence de nombreux référentiels, normes et labels (Lucie, Apna, Iso, etc…). Zoom sur deux initiatives : « Agir pour notre avenir » et ISO26000.


Le Label “Agir pour notre Avenir” de Generali

Associer développement durable et gestion des risques, telle est l’ambition du label créé dès 2006 par Generali Assurances. Une démarche animée par Dominique Le Chevallier, directeur du marché des risques d’entreprises et Louis-Rémy Pinault, responsable entreprise région ouest.

“La mise en place du label doit inciter les entreprises avec qui nous travaillons à s’inscrire dans un modèle de performance. A passer d’une posture de prudence à l’action, puis de l’action à l’engagement”, explique Dominique Le Chevallier. Pour cela, “nous proposons un diagnostic complet du degré de maturité de l’entreprise face aux questions du développement durable et de la maîtrise des risques, au moyen d’une analyse en 60 points inspirée des process ISO”. Cela concerne aussi bien la politique d’eco-emballage que la diminution des risques d’accidents du travail. Pour obtenir le label, les entreprises doivent atteindre un score de 15 sur 20. Avantage ? Elles obtiennent du même coup des réductions sensibles sur leurs primes d’assurances et de services supplémentaires. Une logique gagnant-gagnant. Depuis 2006, une centaine de diagnostics ont été réalisés, et 16 entreprises, dont PLASTIC OMNIUM et des Entrepreneurs d’avenir tels qu’Ekibio, Samson et Millet, ont décroché l’appellation.

Generali

ISO 26000, un référentiel universel

Retour sur la genèse de la norme ISO 26000, prochain référentiel international sur la responsabilité sociétale, avec Emilie Brun, chef de projet à l’AFNOR.

ISO 26000, dont l’application non obligatoire est prévue pour fin 2010, va opérer la synthèse des référentiels déjà existants. “La norme promeut une approche globale : gouvernance – droits de l’homme – conditions de travail – environnement – loyauté des pratiques – questions relatives aux consommateurs – développement local “, explique Emilie Brun.

Les réflexions internationales débutées en 2005 ont abouti à un compromis honorable à Copenhague. “Alors que certains pays craignaient des limitations aux échanges commerciaux, d’autres étaient rétifs concernant la non-discrimination en raison des orientations sexuelles, non reconnue par l’OIT”. Au travers de l’AFNOR, 500 entreprises françaises ont pu suivre les débats. Afnor

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