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Sauvons le savoir-faire d’excellence français !

La France possède des trésors de savoir-faire d’excellence, mais ses entreprises connaissent des difficultés. Avec RESFE, Ivan Dumon veut faciliter la reprise de ces joyaux du patrimoine entrepreneurial français.

 

Les Français ont tendance à l’oublier, mais la France possède des trésors de savoir-faire d’excellence, et ce depuis au moins le règne de Louis XIV.

Or beaucoup d’entreprises de ce secteur connaissent des difficultés et peinent à trouver des repreneurs. Chaque semaine, certaines déposent le bilan, ou sont liquidées, avec à la clé des licenciements et des petites villes qui s’éteignent.

Pour que ces savoir-faire ne sombrent pas dans l’oubli, Ivan Dumon a lancé en 2015 les Repreneurs d’entreprises aux savoir-faire d’excellence (RESFE). Lui-même avait repris une entreprise de dragées à Marseille il y a quatre ans.

« RESFE, c’est une amicale de personnes qui cherchent à valoriser les savoir-faire rares et anciens et les métiers de niche, explique-t-il. Quel que soit notre parcours, nous sommes sensibles au beau, à l’art, aux beaux gestes, aux matières premières, aux territoires. Nous entendons à notre échelle apporter une petite pierre à la revitalisation du tissu économique français des entreprises artisanales et des petites manufactures. »

À l’origine, RESFE est une émanation des groupes thématiques de Cédants et repreneurs d’affaires (CRA), un réseau qui met en contact les cédants d’entreprise et les candidats repreneurs. « Le CRA nous a formé à la reprise d’entreprise. Il propose aussi des groupes de soutien et d’émulation. »

Aura prestigieuse

À l’étranger, l’excellence à la française jouit d’une aura prestigieuse. Les clients fortunés d’Amérique, de Russie, de Chine et du Moyen-Orient s’arrachent les produits de luxe Made in France. Le développement à l’étranger est donc riche de potentialités.

Mais les petites entreprises ne sont pas bien équipées pour partir à la conquête de ces marchés. Leurs dirigeants n’ont plus la capacité d’innover ou de remettre en cause leur modèle économique. « Ils ont besoin de sang neuf pour renouveler leur démarche commerciale et leur communication. Les marchés existent, mais il faut aller les chercher ! »

En France, le public ne mesure pas cet intérêt pour les savoir-faire français. « Et pourtant, des opportunités existent ici aussi ! Elles sont portées par la vogue du retour aux sources, des territoires, des circuits courts. Le tourisme de savoir-faire se développe. La demande est forte pour visiter les vieilles manufactures, les vieux outils, les dentelles, les enclumes… »

Vivre une aventure humaine exaltante

Aujourd’hui, le réseau compte une vingtaine de membres, anciens cadres dirigeants de grands groupes ou consultants, entre 35 et 55 ans. Tous veulent investir leurs économies dans une entreprise qui valorise l’humain, l’objet et la matière première. Ils ne tiennent pas à faire fortune à tout prix, mais veulent vivre une aventure humaine exaltante.

Tous les 15 jours, ils se réunissent pour partager leurs expériences, profiter des conseils d’experts, échanger des dossiers d’entreprises en quête de repreneurs. RESFE organise aussi des rendez-vous entre cédants et candidats repreneurs, et des visites d’ateliers. Par exemple, des entreprises spécialisées dans les enseignes, la charpente historique, la passementerie, ou le verre soufflé. Le réseau a déjà permis la reprise de huit entreprises.

À partir de septembre prochain, Ivan Dumon entend bien professionnaliser RESFE. Il veut le faire mieux connaître des décideurs politiques et l’imposer comme la référence en matière de reprise d’entreprises aux savoir-faire d’excellence. Histoire de susciter davantage de vocations dans ce domaine pointu.

 

Pour en savoir plus sur les Repreneurs d’entreprises aux savoir-faire d’excellence

 

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