Partenaire fondateur

Sébastien Bonte – Angelor

Sébastien Bonte dirige Angelor, une société qui accompagne les particuliers qui investissent avec des entrepreneurs, dans l’esprit de ce qui est appelé dans le monde anglo-saxon les business angels.

Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste exactement votre activité ?

Nous aidons des particuliers fortunés à investir dans des projets d’entreprises non cotées, sur des besoins de financement compris entre 50 et 500.000 € ; notre objectif est d’optimiser leurs chances de succès, ce qui sera un bon signe que les autres parties prenantes soient également gagnantes !

Nous avons aujourd’hui une plate-forme de services discrets axés sur chaque étape d’un investissement : trouver le bon projet, aide à la décision d’investissement, suivi de participations et mandats de cession.
Certains de nos clients utilisent l’un ou l’autre des services, pour investir directement auprès de l’entrepreneur : ce sont souvent d’anciens dirigeants d’entreprise capables d’investir 50 à 100k€ par investissement.
Mais la plupart de nos clients sont des particuliers qui investissent environ 10k€ et pour que le système soit efficace, nous les aidons à se regrouper dans des sociétés d’investissement de business angels (SIBA) dans lesquelles nous sommes soit co-actionnaires, soit prestataire externe.

C’est ainsi qu’en 3 ans d’activité, nous sommes heureux d’avoir accompagné 40 particuliers à investir 800.000 euros, avec 11 entrepreneurs qui ont ainsi créé environ 80 emplois.

Quels sont les critères mis en avant dans la sélection des projets ? Ces derniers favorisent-ils la création d’emplois ?

D’abord, les projets doivent d’abord avoir une réalité économique, donc répondre aux fondamentaux d’une analyse classique : quel produit / service, pour quel client, avec quelle différence par rapport aux concurrents ? Ces projets doivent aussi être portés par des entrepreneurs cohérents avec le projet de l’entreprise, pour qu’ils soient capables de mettre en œuvre le plan de développement envisagé.

De plus, nous portons une grande attention à la qualité des personnes des entrepreneurs : ceux-ci doivent assumer le difficile équilibre entre un chef d’entreprise qui sait ce qu’il veut mais sait aussi écouter, soit ambitieux mais ait assez d’humilité pour demander conseil, et sache structurer sa pensée alors que souvent les entrepreneurs sont des intuitifs.

Enfin, nous essayons autant que possible de faire investir nos clients avec des entrepreneurs porteurs d’une vision d’entreprise qui soit éthique ; par cette notion, nous entendons des entrepreneurs honnêtes et soucieux à la fois de toutes les parties prenantes de l’entreprise (actionnaires, salariés et fournisseurs) mais aussi de son environnement par une implication dans la vie de la société.

Quant à la notion de création d’emplois, elle est inhérente à notre activité ; comme nous ne faisons investir qu’en capital, les investisseurs cherchent par essence des projets qui veulent « grandir », et vont donc ainsi générer la création d’emplois. C’est ce que nous appelons allier la création de richesses économiques à la création de richesses sociales, tout l’intérêt des business angels qui se démarquent très fortement de profils d’investisseurs uniquement financiers au profil plus spéculatif…

Quels sont vos engagements en matière de RSE et de développement durable dans la gestion de votre entreprise ?

Nous sommes une toute petite structure de 2 associés et avons tous les deux une conscience très naturellement tournée vers la responsabilité sociale de l’entreprise sans l’avoir vraiment formalisée.
Il s’agit plus pour nous d’une démarche au quotidien où nous nous déplaçons autant que possible en transports en commun (je préfère le métro et mon associé le Vélov’ !), veillons à n’imprimer que le minimum de documents, à éteindre les lumières non utiles, à trier nos déchets…
Mais surtout, pour nous, la démarche de responsabilité sociale passe par nos nombreux engagements à titres personnels dans le monde associatif ou professionnels notamment dans l’environnement de l’entrepreneuriat.

Qu’attendez-vous du prochain Parlement des Entrepreneurs d’avenir ?

Personnellement, je découvre le mouvement des Entrepreneurs d’avenir donc, je vais d’abord apprendre à mieux cerner sa mission.

Mais si j’adhère – et sans doute si j’y ai été accepté, c’est parce que je souhaite vivement que le monde de l’entrepreneuriat soit porté par des personnes responsables car ce sont elles qui impactent notre monde de demain.

Les business angels qui (re)développent l’actionnariat de proximité peuvent les soutenir et si le Parlement peut contribuer à développer cette notion d’entrepreneurs et d’investisseurs responsables, je serai fier de faire partie de ce mouvement !

Angelor

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