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Sommet de la Terre : 20 ans après

Du 20 au 22 juin 2012 se tiendra le Sommet RIO+20 sur le Développement durable. La majorité des chefs d’Etat et de gouvernement seront réunis autour de deux thèmes centraux : l’économie verte et une gouvernance internationale de l’environnement.

Vingt ans après le Sommet de la Terre, l’Organisation des Nations Unies ouvrira dès demain, et jusqu’au 22 juin, le Sommet sur le Développement durable Rio+20, étape majeure vers la résolution des crises économique et écologique.
Le président de la République François Hollande y plaidera pour « faire route vers un nouveau modèle de développement ».

S’il n’exclut pas qu’il y a « des risques de paroles prononcées qui ne se retrouveront pas dans des actes, […] le risque de l’échec », il a d’ores et déjà fixé ses objectifs principaux : rendre plus universel l’accès aux énergies renouvelables, renforcer la sécurité alimentaire et soutenir une économie verte, sociale et solidaire.

Deux sujets centraux sont à l’ordre du jour : 

  • L’économie verte dans le contexte du Développement durable et de l’éradication de la pauvreté

Le premier défi de Rio+20 est de s’engager sur le chemin d’une économie verte, intégrant les trois constituantes du Développement durable : environnementale, économique et sociale. La France propose par exemple la création d’outils concrets, comme un indicateur des progrès en matière de Développement durable.
L’économie verte entraine toutefois de nombreuses divergences entre des pays aux niveaux de développement très hétérogènes.

  • Le cadre institutionnel du Développement durable

Le deuxième thème renvoie au besoin de se doter d’une gouvernance internationale de l’environnement, au-delà des clivages nationaux et régionaux.
La France et ses partenaires européens penchent d’avantage pour la création d’une agence spécialisée des Nations unies pour l’environnement, basée à Nairobi.

Malgré l’absence de plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement comme Barack Obama, Angela Merkel ou encore David Cameron, Rio+20 ne doit pas être le lieu de nouvelles promesses déçues. Les dirigeants politiques devraient s’accorder pour intégrer l’Economie sociale et solidaire dans leurs politiques publiques, et prouver qu’un autre modèle de développement existe.

Mathilde Sin Ronia

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