Partenaire fondateur

Filomen, militant de l’éco-design

Marie-Laure Autheville et Angèle Resta se sont associées pour fonder Filomen autour d’un objectif : réveiller les consciences sur les enjeux de la consommation locale et l’éco-design.



Elles sont deux amies animées par une passion commune pour le design et la nature. En septembre 2013, Marie-Laure Autheville, ingénieure en microélectronique, et Angèle Resta, architecte d’intérieur, se sont associées pour lancer Filomen, près de Grenoble, dans une ancienne papeterie réhabilitée en locaux professionnels.

Leur but : « réveiller les consciences sur les enjeux de la consommation locale et sur l’éco-design, en créant des objets qui respectent l’homme et l’environnement, explique Angèle Resta. Nous voulons rendre hommage au travail artisanal et à la nature, qui est notre principale source d’inspiration. »
Pour Angèle Resta, ancienne professeur d’italien, c’est une belle reconversion. Le désir de revenir à une activité plus manuelle la titillait depuis longtemps. Elle s’est jetée à l’eau en 2004 en apprenant à travailler le bois. Dans le cadre de ses chantiers en décoration d’intérieur, elle a été amenée à créer des meubles sur mesure. Aujourd’hui, c’est elle qui crée et conçoit les objets. La fabrication est ensuite confiée à des artisans qui ont les savoir-faire nécessaires pour les produire en série.

L’idée de Filomen consiste à valoriser les circuits courts avec des transports très limités. La phase de fabrication se fait donc en France, en petites et moyennes séries, à partir de matières nobles, naturelles, recyclées ou recyclables, avec des entreprises locales qui ont un savoir-faire spécifique.

Mais Filomen se veut bien davantage qu’une maison d’édition d’objets : « Nous voulons être les témoins d’émotions et vivre en direct la naissance de nos objets, poursuit Angèle. Pour cela, nous nous entourons d’artisans spécialistes pour la beauté du travail fait à la main : des souffleurs de verre, des ébénistes, des chantourneurs, des tabletiers, des tourneurs… »
Par exemple, les objets en bois sont fabriqués dans le Jura, où il y a encore des matériaux et un savoir-faire qui ne demande qu’à être exploité. Les objets en liège sont fabriqués à partir de bouchons de liège recyclés dans une usine des Landes. Les ramequins sont réalisés par un professionnel de la porcelaine sur place à Limoges.

Toutes les étapes de la fabrication sont suivies de très près, de l’idée à la réalisation, du dessin à l’objet, pour offrir des pièces de qualité. Et pour garantir l’origine écologique et française des produits, Filomen réclame de ses fournisseurs des attestations : le bois et le liège doivent être issus de forêts françaises gérées durablement, le verre est recyclé, etc.

Dans leur catalogue, des objets de décoration, arts de la table, du petit mobilier, des objets du quotidien, porte-clés, tabourets en liège, couverts à salade en bois certifié, des collections d’objets… Le tout dans des fourchettes de prix très larges. « Nos produits sont le fruit du hasard, de nos envies, de nos inspirations puisées principalement dans la nature, la montagne, les voyages, les rêves. Ils racontent tous des histoires. »

Pour faire connaître leurs produits, elles sollicitent des boutiques, des concept stores qui vendent la même typologie de produits. Elles participent aussi à des salons, comme l’incontournable Maison & Objet, ou Made in France, ainsi que des salons internationaux, à New York et au Japon. Car, à plus long terme, Filomen vise l’international et cherche donc à multiplier les distributeurs à l’étranger.


FILOMEN

Dominique Pialot et Pascal de Rauglaudre

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