Partenaire fondateur

Thomas Granier – La Voûte Nubienne

Thomas Granier dirige la Voûte Nubienne, association qui propose aux populations sahéliennes une alternative permettant un habitat avec un toit de qualité adapté à l’économie locale et au climat. Il est mis à l’honneur dans Le salaire de l’espoir, premier épisode de la deuxième série des documentaires Artisans du changement à suivre sur Ushuhaïa TV, RDI, TV5 Monde et TFO.

Thomas Granier dirige la Voûte Nubienne, association qui propose aux populations sahéliennes une alternative permettant un habitat avec un toit de qualité adapté à l’économie locale et au climat. Il est mis à l’honneur dans Le salaire de l’espoir, premier épisode de la deuxième série des documentaires Artisans du changement à suivre sur Ushuhaïa TV, RDI, TV5 Monde et TFO.

D’où vous est venue l’idée de créer la Voûte Nubienne ?

Maçon de profession et passionné de voyage il m’a été donné, en 1998, de pouvoir réaliser les premiers essais de voûtes nubiennes (VN) au Burkina Faso avec la collaboration d’un cultivateur, Seri Youlou, qui allait devenir mon partenaire dans cette “aventure de développement”.
Mes premières motivations répondaient à une curiosité technique : “comment est-il possible de réaliser des voûtes sans coffrage ?”. Suite aux premiers essais, il nous est rapidement apparu que nous étions devant une alternative architecturale capable de pallier pour le plus grand nombre en Afrique sahélienne, aux réalités désastreuses qu’imposaient, dans le secteur de l’habitat populaire, les conséquences de la déforestation et de la croissance démographique.
Dès cette époque, nous avons été persuadé qu’une vulgarisation à grande échelle devait s’appuyer sur l’émergence de “marchés” du concept technique. L’association est donc née en 2000 pour permettre la mise en place et la croissance d’un programme capable de générer ces marchés locaux.

Comment et avec qui développez-vous votre activité sur place ?

Les premières années de croissance du programme ont été particulièrement laborieuses mais la justesse de la proposition (le concept technique et son déploiement sous forme d’offre et de demande) au regard des problématiques était telle que le programme a petit à petit pris son envol.
L’association en France s’est étoffée d’abord avec le concours d’indispensables bénévoles puis celui de salariés. Des partenaires financiers et de terrain nous ont fait confiance et accompagnés et une première structure locale a vu le jour au Burkina. Aujourd’hui une seconde structure est en place au Mali et d’autres (Sénégal / Zambie …) sont en cours de constitution.

Quelles sont les perspectives de l’association pour l’année 2011 ?

Nous avons aujourd’hui un concept technique validé (plus de 1000 VN construites dans 4 pays), un réseau de plus de 150 maçons, artisans et entrepreneurs formés et une croissance du marché de la VN de 40% annuelle. Notre déploiement s’appuie maintenant sur une méthode de vulgarisation régionale éprouvée et efficace.
Concept et méthode nous permettent de relever le formidable défi que représente une vulgarisation à grande échelle ; nous nous devons de trouver les ressources humaines (particulièrement dans les pays cibles) qui permettront de dupliquer, régionalement et dans de nouveaux pays, le programme.
A cette essentielle duplication d’équipe locale s’ajoute un nouveau modèle de croissance : la franchise. Nous proposons à des partenaires de terrain impliqués la formation et l’accompagnement de cadres issus de leurs rangs qui, en “absorbant” la méthode et ses outils, pourront mener, dans une autonomie maximum, le programme dans leur zone d’action. Ce modèle de déploiement est particulièrement probant car il s’appuie sur l’expérience et les réseaux locaux des partenaires impliqués.
Ces deux modèles de croissance – duplication et franchise – sont aujourd’hui les “moteurs” de nos ambitions. AVN se doit d’en pérenniser et d’en accroitre les moyens qui permettront leur développement.

Qu’attendez-vous du prochain Parlement des Entrepreneurs d’avenir ?

Les objectifs de l’association s’inscrivent étroitement dans ceux du Parlement et en profiteront clairement.
Dans nos métiers du développement, il est essentiel d’échanger ! Nous devons, avec nos pairs, nous “inspirer” et transmettre afin d’affiner ensemble nos méthodes et par là les résultats de nos ambitions.
Notre programme se renforce des réseaux de partenaires potentiels auquel il accède et les échanges de savoirs faire, de pratiques et d’outils permettent à tous des gains de temps et de compétence considérables.

La Voûte Nubienne

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