Partenaire fondateur

Wimoov roule pour la mobilité

Florence Gilbert, directrice de l’association Wimoov (ex. Voiture & Co) et présidente de la commission « Jeunes et éducation routière » du Conseil national de la sécurité routière, a remis au Premier ministre des préconisations pour faire baisser les délais et donc le coût du permis de conduire en France.


Florence Gilbert, directrice de l’association Wimoov (ex. Voiture & Co) et présidente de la commission « Jeunes et éducation routière » du Conseil national de la sécurité routière, a remis au Premier ministre des préconisations pour faire baisser les délais et donc le coût du permis de conduire en France.

L’actualité de Florence Gilbert, c’est le changement de nom de l’association qu’elle dirige, fondée en 1998 sous le nom de Voiture & Co, et devenue Wimoov en juin 2014.
Ce nom illustre dans sa globalité toute la palette des thématiques liées à la mobilité auxquelles se consacre l’association, qui a valu à Florence Gilbert d’être nommée à la tête de la commission « Jeunes et éducation routière » du Comité national de la sécurité routière en 2012, et de se voir confier la coordination d’un rapport sur les délais d’examens.

La mobilité, un handicap pour 20 % de la population active

Voiture & Co a vu le jour il y a 14 ans sur le site de la fac de Nanterre, pour tenter de faire renaître les pratiques de covoiturage qui s’étaient développées pendant les grèves de 1995 mais avaient disparu sitôt la fin de la grève.
La création du premier poste de conseiller mobilité dans une université s’avère efficace, puisqu’en 2002, une étude de l’Ademe et la RATP évalue à 14% la pratique du covoiturage sur le site de Nanterre, contre une moyenne française comprise entre 2,8 et 3,1%.

Au fil du temps, le champ d’intervention de l’association s’élargit aux transports en commun, à la bicyclette, etc. Voiture & Co anime ainsi des vélo-écoles, destinées aux personnes qui ne maîtrisent pas suffisamment la pratique de la bicyclette pour y recourir dans leurs déplacements quotidiens.

Depuis sa création, Voiture & Co devenue Wimoov intervient sur trois domaines d’action : la sécurité routière, la mobilité durable, l’insertion. Elle appartient au groupe d’entrepreneurs sociaux SOS et au réseau Entrepreneurs d’avenir.
En 14 ans, l’association a ouvert 15 des quelques 40 plateformes de mobilité que compte la France, « alors qu’il en faudrait plutôt 300 », assure Florence Gilbert. Des « conseillers mobilité » y établissent des « bilans de compétences mobilité » visant à redonner leur autonomie aux personnes en situation de handicap social par leur incapacité à se déplacer facilement, pour quelque raison que ce soit. Une situation à laquelle seraient confrontés 20% de la population active, soit 7 millions de personnes en France. Selon une étude publiée en décembre 2013 par le laboratoire « Mobilité inclusive », dont Voiture & Co fut un membre fondateur, ce serait la cause principale de refus d’un emploi, invoquée dans 50% des cas.

Auto-écoles sociales, partenariats d’entreprise et covoiturage nocturne

Les auto-écoles sociales de Wimoov sont financées à 80% par des fonds publics (Régions, conseils généraux, communautés d’agglomération).

L’association, qui emploie aujourd’hui 80 salariés et dispose pour 2014 d’un budget de 4,5 M€, développe aussi des partenariats avec de grandes entreprises : avec Renault pour développer Mobiliz, un réseau de garages solidaires où les réparations sont facturées à prix coûtant, et avec Total pour du mécénat de compétences autour de la formation à l’éco-conduite.

Prévention routière des jeunes, délais et coût du permis de conduire

Sur un autre axe d’action, la prévention du risque routier chez les jeunes, Wimoov organise lors d’événements d’envergure (festivals, concerts, fêtes sur le campus de grandes écoles…), du covoiturage nocturne, pour assurer aux jeunes un transport sécurisé mais surtout les sensibiliser à la nécessité de prévoir ce type de solutions pour ce genre d’ occasions.

En tant que présidente de la commission « Jeunes et éducation routière » du Conseil national de la sécurité routière, Florence Gilbert s’est vu confier en 2013 la coordination d’un groupe de travail sur les délais d’examen au permis de conduire, particulièrement longs en France.
« 6 mois d’attente en moyenne, cela renchérit fortement le coût, qui serait sinon dans la moyenne européenne », constate-t-elle. En effet, le temps passant, l’élève oublie ce qu’il a appris, ce qui se traduit par un besoin de cours supplémentaires ou des présentations multiples à l’examen, synonymes de frais supplémentaires. Dans le rapport commandé par Manuel Valls et remis le 22 avril dernier à Bernard Cazeneuve, le groupe de travail coordonné par Florence Gilbert propose une nouvelle organisation du travail des inspecteurs et un recours plus intensif à la conduite accompagnée, gage d’un taux de réussite au permis de 75% et d’une diminution du taux d’accident dans les 2 années suivantes de 25%.

« Globalement, 1€ investi permettrait à la collectivité d’économiser 6€ », assure Florence Gilbert.

WIMOOV

Dominique Pialot & Pascal de Rauglaudre

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